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Rassemblement des troupes

août 3, 2016 - par Stéphane

L’organisation crapuleuse de ce road trip est à son comble dès le commencement ! En effet, nous sommes seulement trois à prendre la route à bord de nos deux spacieux véhicules. Les trois autres nous rejoindront sur la route à cause d’emplois du temps chargés ou peut-être simplement mal gérés.

Premier arrêt à Romorantin, au siège Yatoo, afin de récupérer tout notre équipement pour le voyage: lits, kitchenettes, tentes. Richard et Marc nous briefent alors sur l’ensemble de nos gadgets, pas une goupille ou ventouse n’y échappe, nous aspirons à devenir experts en pliage de lit et montage de tente. Même la presse locale était là pour immortaliser ce moment.

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Yucca veille sur l’organisation de notre montagne de bordel

Nous filons ensuite en Bretagne, à Saint Jacut de la mer, où nous attendrons le reste de la troupe. Ici, le programme est simple: Affiner nos âmes de « spear fishers » car nous sommes bien déterminés à nous nourrir de notre pêche pendant le trip !

Ambroise fier de sa pêche du jour
Ambroise fier de sa pêche du jour
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Oh la bell bleue !

août 3, 2016 - par Stéphane

Larguez les amarres

août 6, 2016 - par Yaël

Ca y est c’est le grand jour après quelques temps passés dans notre camp de base en Bretagne, nous voilà en route.

Premier trajet, première étape, nous décidons de nous arrêter dans un lieu emblématique du patrimoine français : le Mont Saint Michel.

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Mont Saint Michel

Une première impression émane du groupe : malgré l’intégration réussie des structures touristiques dans un paysage aussi authentique, le monde vient un peu gacher la fête.

On pourrait nous dire : il fallait s’y attendre.

L’endroit reste quand même magnifique et garde, du moins en façade, son côté traditionel.

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Pèlerinage du Mont Saint Michel à marée basse

Après cette brève halte aux odeurs de crème solaire et l’omelette de la mère Poulard, nous voilà en route pour le ferry.

Embarquement immédiat à partir de Cherbourg, ville tout ce qu’il y a de portuaire et dénuée de charme.

L’excitation commence à monter quand on décide de s’engouffrer au volant de nos voitures dans ce géant des mers. « Hand break ! » nous ordonne le matelot chargé du placement des véhicules.

Nous prenons rapidement possession des lieux et principalement du « sun deck » afin de savourer une bière tiède de mauvaise qualité.

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Ce soir là nous trinquerons à cette nouvelle aventure mais aussi, sans le savoir, à une nuit plus qu’agitée dans l’immensité noire de la manche.

août 6, 2016 - par Yaël

Premiers pas chez les Celtes

août 6, 2016 - par Etienne

Après avoir regardé le dernier Tarzan (bien naze) dans le cinéma du ferry et passé une courte nuit sur la moquette, nous arrivons enfin en Rosslare ! Ireland here we are !

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Les dauphins !

On débarque et se familiarise avec la conduite à gauche. Tout le monde est vigilant et fait en sorte que le pilote ne se trompe pas de côté à chaque intersection…

Nous mettons le cap sur l’ouest du pays : c’est la côte océanique que nous avons décidé de visiter.

Après 5 bonnes heures de route, je me rends compte que l’adresse que j’ai rentré sur le GPS n’est pas bonne… Nous nous trouvons à 3h au nord de notre objectif ! Merde. Fatigué, nous décidons de chercher un spot assez proche pour dormir. Steph et Tom partent devant et nous dénichent un joli ponton sur un bras de mer. On gare les voitures, déplie la tente et sort la table à manger. La soirée se finit avec un bon repas chaud et une partie de Yams endiablée !

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Prise de ponton
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Premier couché de soleil irlandais

août 6, 2016 - par Etienne

Le piège du « zone-de-spot »

août 6, 2016 - par Ambroise

Réveillés dans notre premier petit paradis, nous prenons des forces pour une journée que nous imaginions moins longue.

En effet les road trips comportent leurs lots de surprises plus ou moins bonnes.

Ce jour là fût une journée où les imprévus étaient plutôt mauvais. Après avoir parcouru ce qu’on appelle un zone de spot de surf pendant les 3/4 de la journée sans jamais trouver de bonnes conditions, nous décidons de nous presser vers le phare de Loop Head pour profiter des belles lumières.

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Pique-nique à Spanish point beach

Nous fonçons vers notre nouvel objectif sans nous rendre compte de la terrible erreur que nous sommes en train de commettre ! Nos vieux réflexes français nous ont rattrapé et nous sommes du mauvais côté de la route ! On plonge de justesse dans un talus.

C’en est assez, nous avons roulé toute la journée et nous décidons donc de tenter notre chance dans un proche chemin. La chance nous sourit enfin et nous mène face à la mer sur une belle plage déserte. On serre les freins à mains pour profiter une bonne fois pour toutes du coucher de soleil autour d’une bonne bière.

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Juste avant de se faire attaquer par les vaches

 

août 6, 2016 - par Ambroise

Le jour des falaises

août 7, 2016 - par Romain

Quittant Doonbeg Beach sous un lever de soleil mémorable nous nous dirigeons vers le phare « Loop Head ». Le phare, en bout de terre, nous met face aux premières grandes falaises de l’Irlande. En faisant le tour de la pointe, nous rencontrons nos premiers phoques qui incitent une partie du groupe à descendre dans les falaises pour y découvrir des grottes creusées par les vagues.

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Falaises du phare de Loop Head
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Tu penses ça saute ?

Inspirés par les falaises nous partons pour de nouvelles falaises, celles de Moher. Arrivés sur place un vent puissant nous fait face, le groupe se sent pousser des ailes. La balade continue devant l’architecture monumentale des falaises.

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Tellement de vent, on pouvait faire le move de Michael Jackson dans Smooth Criminal
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Bon alors, ça saute ou pas ?

On reprend la route sous un temps sombre et pluvieux en direction d’un spot de surf. Arrivés sur place la nuit tombante nous plantons la tente bataillant avec le vent qui nous tiendra compagnie toute la nuit.

août 7, 2016 - par Romain

Connemara love

août 8, 2016 - par Thomas

A nouveau la pêche a été infructueuse malgré le réveil à l’aube, Yael a vu un gros saumon repartir avec son hameçon laissant une petite frustration. La motivation reste intacte puisque l’objectif est un lac poissonneux au coeur du Connemara.

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Paysage au pays des moutons

La route est sublime, bordée de montagnes herbeuses en pentes douces qui plongent dans ces célèbres lacs, on décide d’en gravir une, pas de sentiers, juste de l’herbe et des moutons qui parsèment les décors. On aperçoit la mer qui se confond avec les lacs. Euphorique, pour la caméra d’Etienne je prends tous les risques et me tords sévèrement la cheville, sale histoire…

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Prise de hauteur à travers champs de moutons

On reprend la route, cette fois ci un fjord, une cascade, une rivière, toujours des moutons.
Il est 20h, la journée a été longue, en se garant devant le lac tant attendu au coucher du soleil (heure où le poisson pointe le bout de son nez) le van s’embourbe jusqu’à la garde et impatient il faut vite trouver une solution avant de pouvoir mettre les lignes à l’eau.
Ma cheville m’empêche de mettre la main à la pâte, je décide alors de profiter des derniers rayons qui illuminent sur le lac, au premier lancer une truite s’accroche à la cuillère et marque le premier poisson symbolique du trip !

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Première truite dans le Connemara pendant le quart d’heure américain

Très bien cuisiné par Ambroise, c’est un régal mais pas suffisant pour nourrir 6 personnes. Une anguille de 50 cm est retrouvée au bout d’une ligne mais c’est pas beau à voir et impossible à cuisiner, il faudra la relâcher.
On se couche sans oublier de mettre le réveil à 5h15 pour profiter du lever du soleil, autre moment de la journée où le poisson sort de sa cachette…

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Skate bromance sur les routes vallonnées du Connemara
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Encore une nuit sous les étoiles

août 8, 2016 - par Thomas

Belle rencontre

août 14, 2016 - par Yaël

Après quelques temps sur une route magnifique entre terre et mer, le soleil pointe le bout de ses rayons. Nous arrivons sur un lieu absolument impressionnant : des falaises abruptes d’une hauteur de plus de 40 mètres, presque de quoi donner envie de sauter. Mais pas question de jouer avec le feu, enfin, les vagues surtout. Des masses impressionnantes d’eau viennent en effet se fracasser contre les rochers en contrebas.

Falaises de Dun Briste
Et là ça saute ?

Une particularité étonnante de l’endroit réside dans la texture du sol : une pelouse rase faite de plein de petits monticules symétriques et relativement mous. Les photos parlent d’elles-même …

Il est chelou ce sol, non ?
Il est chelou ce sol, non ?

Vient alors le moment qui devient récurrent: trouver un endroit où dormir. Comme à l’accoutumée, nous cherchons le mix parfait entre la possibilité de garer les voitures et être près d’un lac pour pêcher, ou au pied d’une montagne pour faire une balade le lendemain.

Après quelques recherches nous arrivons dans un ensemble de maisons qui semblent plus être des fermes. Nous demandons à l’autochtone si nous pouvons nous mettre à côté du lac sur un petit parking: tout est ok.

Pas si mal ce spot dans les marais !

Nous serons étonnés quelques minutes plus tard de voir une autre personne, le frère du premier, venir nous tailler la bavette. Il nous propose de l’eau mais surtout nous offre de prendre son bateau le lendemain matin pour aller pêcher au milieu du lac. C’est l’excitation ! La nuit fût courte comme une veille de Noël. Le matin venu, nous embarquons dans cette barque traditionnelle afin d’en découdre avec les saumons. Le temps n’est pas au rendez-vous. Un crachin fin et froid vient fouetter nos visages encore marqués par un réveil à 5h du matin. Le lac est démonté, le petit moteur peine à nous pousser.

Romain à la rame, corvée matinale
Romain à la rame, corvée matinale

Un vieil homme nous fait des grands signes pour nous dire de revenir, c’est le père des deux frangins.

Même si cette expédition n’a pas eu le succès escompté, elle nous a montré une nouvelle fois les valeurs d’accueil et de partage que les Irlandais ont en grande partie naturellement dans leurs veines.

Cette matinée s’achèvera par l’échange d’adresses et le cadeau d’un de nos meilleurs cubis, c’est l’intention qui compte.

août 14, 2016 - par Yaël

Une journée complète (comme les galettes)

août 14, 2016 - par Ambroise

Précédemment j’ai pu parler du lot de déceptions que l’on peut connaître en cherchant un lieu à la hauteur de nos exigences, j’ai aujourd’hui la chance de décrire le moment magique où tout se déroule mieux que prévu.
Réchauffés par la bienveillance des Irlandais, le mauvais temps ne nous décourage pas et nous enchaînons coup sur coup la visite d’un château accroché sur un rocher au dessus de la mer et la découverte du site de Giant Causeway.

Posé sur mon rocher
Posé sur mon rocher

Ce dernier site étonnant nous a tous mis d’accord sur un point : ils sont quand même patients ces aliens pour faire un truc pareil.

Paysage de Giant Causeway
Paysage de Giant Causeway
La team
La team
Giant Causeway
Giant Causeway

Steph remarque une houle généreuse pendant que les théories extraterrestres vont bon train.
Nous prenons donc la poudre d’escampette par les champs pour resquiller le guichet du site touristique en direction d’un nouveau spot de surf.
Nous voilà enfin à l’eau à vagabonder dans les rouleaux. Les conditions ne sont pas évidentes mais rien ne saurait gâcher notre plaisir.

Steph après quelques vagues
Steph après quelques vagues

Le soir, pendant que le camp se monte, nous prenons le temps de réaliser qu’en une journée nous avons pu profiter de l’accueil de ses habitants, de la beauté du pays et se confronter à son environnement. À mon sens cela représente les ingrédients d’un beau voyage et comme dirait Ice-Cube : Today Was A Good Day !

août 14, 2016 - par Ambroise

Et si Jon Snow savait faire du skate ?

août 14, 2016 - par Stéphane

Il nous aura tout de même fallu 2 tentatives pour apprécier la splendeur des lieux de Dark Hedges ! Aussi bizarre que cela puisse paraître nous n’étions pas les seuls à nous intéresser à cette minuscule portion de route en plein milieu de la campagne irlandaise entre deux villes commençant « bally », vous me direz « c’est ballot » (c’était facile): Merci Game Of Thrones. Cela dit, nous n’aurions peut-être jamais fait le déplacement si cette avenue bordée d’arbres, tout droit sortie de Big Fish, n’avait pas servit de décor pour une scène de la série déjà culte.

Malgré l’inertie du groupe, on arrive assez tôt sur place. Pas trop tôt non plus: « On est pas habitué à monter/démonter notre maison tous les jours » comme dirait Tom. Cette fois-ci, j’ai fait confiance à mes instagrameurs-pro-du-buzz pour prendre les photos, perso j’ai pris le skate pour profiter pleinement de cet univers magique !

Stéphane, Etienne, Yaël et Ambroise sur les pentes de Dark Hedges
Stéphane, Etienne, Yaël et Ambroise sur les pentes de Dark Hedges

août 14, 2016 - par Stéphane

Echec Titanesque

août 14, 2016 - par Stéphane

Arrivé à Belfast, on est prêt pour une bonne lessive, trinquer quelques bières et dormir dans un bon lit: reste plus qu’à trouver une auberge car, bien évidemment, on vit au jour le jour. Mais apparemment, on n’est pas les seuls à avoir eu la même idée pour ce weekend du 15 août, bizarre.

On débarque tout de même en ville pour squatter le wifi d’un café/restaurant (The Lamppost) à l’atmosphère très sympa, visiblement un appartement reconverti. Le serveur nous aide même à dégoter un endroit pour passer la nuit, mais sans succès. Lui vit encore chez sa mère sinon il nous aurait dépanné, vraiment dommage, toujours aussi sympas ces Irlandais.

On se résigne à prendre un bateau direction l’Ecosse: on aura peut-être plus de chance à Glasgow ! On passe tout de même par le musée du Titanic, bâtiment à l’architecture atypique d’un iceberg visible de loin (pour le coup) lorsque l’on arrive en ville. On se contentera d’arpenter le magasin de souvenirs car le musée est vraiment trop cher pour le temps que l’on a avant d’embarquer. Et puis la caissière n’a pas voulu nous faire un prix malgré notre argument imparable: « sorry we are a team of poor french travellers » accompagné de nos plus beaux sourires. Pourtant ça marche assez bien mais faut mettre Ambroise en première ligne.

L'iceberg du Titanic
L’iceberg du Titanic

Bye bye l’Irlande, on va essayer de trouver plus de pluie en Ecosse, mais peut-être moins de vent ?

août 14, 2016 - par Stéphane